Retour sur la première arrestation prédictive : le cas Julien Dupont.

Mars 2049, Julien Dupont devient le premier citoyen français arrêté grâce à ORACLE, ouvrant la porte à une réduction massive des crimes perpétrés en France. Cette première affaire a confirmé le bien fondé de la généralisation des méthodes de justice prédictive et a donné l’assurance pour les pouvoirs publics de l'efficience de son utilisation.

Retour sur une arrestation qui, malgré les débats et les réticences, a définitivement établi Justice Machine et son algorithme ORACLE comme premiers défenseurs d’un pays sécurisé et bourreaux de toute forme de violence en France.

L’arrestation du citoyen Dupont prend place dans un contexte d’expérimentation de notre algorithme dans les 3 départements français présentant le plus haut niveau de criminalité au sein de l’hexagone : Paris, les Bouches du Rhône et la Seine Saint Denis. Strictement encadrée, l’application de notre méthode révolutionnaire s’appuie sur un triptyque clair. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour faire disparaître une marge d’erreur humaine lors du diagnostic, basé sur des éléments objectifs. Secondement, une arrestation seulement si la probabilité du crime est calculée à hauteur minimum de 80%. Et finalement le droit à tout coupable de disposer d’un avocat avec une application des peines toujours du ressort du juge.

Le 18 mars 2049, Julien Dupont est perquisitionné à son domicile de Bobigny à 6h59. Cet ancien manutentionnaire dans l’un des entrepôts d’un site de commerce en ligne présentait selon ORACLE une probabilité de 94% de commettre une grave agression sur son ancien responsable Mr Durand. La prédiction s’est appuyé sur un ensemble de facteurs accablants : recherches en ligne d’armes contondantes, messages de préméditations envoyés à un proche, plan d’action en prise de notes sur le téléphone de Mr Dupont… Le contexte personnel était tendu. En effet, après de multiples pressions exercées par Mr Durand et liées à la productivité insuffisante de Mr Dupont, ce dernier s’est vu licencié de son entreprise. En situation de chômage, il a ainsi voulu se venger d’une situation qu’il jugeait injuste puisqu’elle l’a enfoncé dans une situation de précarité vue par le concerné comme “extrême”. Dans un premier temps, Julien Dupont a nié toute intention de nuire ; “J’étais en colère mais je n’aurais pas levé la main sur lui, la justice m’a condamné sur mes pensées et non sur mes actes”. Après plusieurs semaines d’enquête judiciaire, le prévenu a toutefois avoué son intention de tuer son ancien chef. La justice prédictive n’en étant qu’à ses balbutiements, soulevant encore des craintes pour une partie des magistrats, il fut condamné au port du bracelet électronique assorti d’une interdiction d’approcher Mr Durand à moins de 10 km.

Cette affaire illustre parfaitement de quelle manière la prédiction à l’aide d’outils technologiques peut être utilisée, allant dans le sens de l’adage “mieux vaut déjouer un crime que le pleurer”.

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